Les nouvelles frontières de la communication dans Second Life
Écrit par Sandy Demina
18-05-2010
Les résidents de Second Life connaissent les limites et les difficultés posées par l'accès au monde virtuel.
Que ce soit les jeunes gens intéressés surtout par le coté ludique ou les adultes qui utilisent Second Life pour la diffusion des contenus culturels, artistiques ou scientifiques, chacun, après le premier login, se retrouve dans une nouvelle dimension, gérée par une logique complexe avec une myriade d'informations à traiter d'une façon incroyablement rapide.
Il y a des années dans Second Life on pouvait trouver les mentors, qui avaient en charge les nouveaux membres : ils étaient une sorte de «gardiens de la connaissance» (les mentors sont des conseillers auxquels on fait entière confiance).
Vivre dans Second Life n'est pas facile, il ne s'agit pas d'une plaisanterie et l'absence d'une aide empêche d'apprécier sa nouvelle vie virtuelle.
Souvent, au début du voyage, les "newbies" ne regardent pas les tutoriaux, persuadés qu'ils peuvent se débrouiller tout seul. Mais la plupart de ceux qui entrent "inworld" sans l'aide d'un ami vont perdre très vite leur patience : ils quittent presque sans avoir vu ne serait-ce qu'une infime partie de Second Life.
C’est pour cette raison que Linden Lab , après quelques années de pause, a maintenant à nouveau institué les "Second Life Mentors" (SLM) pour aider les résidents.
Pour présenter ces groupes au Metaverse, il y a eu la Resident Help Network Fair, une sorte d'exposition qui présente les nouveaux projets d'assistance organisés par des groupes avec le soutien de Linden Lab.
Nous avons visité l'exposition et nous avons eu une conversation avec Ghost Ulich , le fondateur d'un de ces groupes, le "Phoenix Wave Team" (PWT).
Ghost a été un mentor lui-même dans le passé et PWT est un groupe né, il y a un an, à partir de l' idée de créer une école de mentors parallèle, mais tout à fait différente de l'école officielle des SLM.
Ce groupe vise à donner assistance aux résidents de Second Life en utilisant une approche polyglotte.
Les membres du groupe ont été désignés " Resident Help Network mentors" par LL. Il s'agit d'une définition donnée seulement à certains groupes sélectionnés : jusqu'à maintenant il n'y en a que 8.
La plupart des membres du groupe ont été aidés par Ghost lui-même quand il était un mentor.
Les résidents connaissent l'existence de ces mentors grâce au bouche à oreille très efficace : les mentors doivent être un soutien pour tous ceux qui sont en difficulté; ils doivent aussi maîtriser les nouvelles technologies (sites web, forums twitter, blogs, avatarUnited, Wiki ); ils doivent être en contact avec un réseau de plusieurs groupes avec lesquels PWT coopère .
Pour Ghost, dans les problèmes les plus graves que l'on rencontre dans ce monde virtuel, il y a d'abord l'habituelle instabilité de SL mais surtout la difficulté de communiquer dans des différentes langues et d'utiliser les outils jusqu'à présent disponibles, dans la plateforme. C'est pour cela que le groupe a décidé de créer des ressources indépendantes en plusieurs langues ainsi que des HUDS.
Il est possible d'aider ce groupe : on peut contacter directement Ghost ou un autre officier ou un conseiller; on peut contacter le groupe à travers AvatarUnited où il y a un groupe créé pour la sélection des candidats et de leurs références.
Ghost a ensuite parlé des méthodes utilisées pour faire la sélection des candidats et des moyens mis à la disposition des utilisateurs de Second Life.
L'enthousiasme qui se dégage de ses paroles souligne tout l'engagement de Ghost dans ce projet.
Les données suivantes permettent de comprendre la nécessité d'introduire une assistance polyglotte pour les utilisateurs de Second Life, qui est avant tout une communauté internationale, démontrant l'importance des projets comme celui de Ghost.
• Plus de 60% des résidents actifs sont internationaux (en provenance de pays autres que les États-Unis)
• Plus de 60% des transactions sont faites par des utilisateurs internationaux.
• Les résidents des États-Unis comptent pour 37% du volume des transactions d'utilisateur à utilisateur à partir de dollars, avec l'Italie, Allemagne, France, Royaume-Uni, le Japon, qui composent le top 5.
• Plus de 60% des régions sont non-US
• Près de 50% des continents sont non-US
• Près de 50% des achats de Lindenx L$ sont non-US
• Les résidents de 187 pays achètent Lindex LS
(SL Source Q3 2009)
Ce projet est très bien illustré par cette vidéo
Vidéo tournée par Adam Falco aka Falco Tomsen, un réalisateur très connu dans SL et RL.